En Belgique, quand on souscrit à un crédit immobilier, l’organisme de crédit ou la banque exige une souscription à des assurances qui leur permet de se prémunir en cas de sinistre. Cependant, on se demande souvent quelles sont ces assurances et en quoi elles consistent ? Découvrez ci-dessous tout ce qu’il faut savoir sur les assurances liées au crédit immobilier.

L’assurance solde restant dû

Tout d’abord, cette assurance n’est pas obligatoire légalement. Toutefois, tous les organismes de crédit et les banques l’exigent pour un prêt immobilier. En effet, l’assurance solde restant dû garantit le paiement d’une partie ou la totalité du crédit en cas de décès du preneur. Cependant, le prix de ce type d’assurance est fixé librement par l’organisme de crédit.

Ainsi, il peut varier très fortement, voire même du simple au double. D’ailleurs, un organisme peut proposer d’un côté le meilleur taux d’intérêt et appliquer de l’autre des tarifs très élevés pour l’assurance solde restant dû. L’emprunteur ne doit donc pas être attiré uniquement par le taux du prêt immobilier.

L’assurance incendie/habitation

Ensuite, on doit aussi souscrire à une assurance incendie/habitation. Cette assurance est basée sur la valeur de reconstruction et les différences de prime entre les organismes de crédit. Ainsi, si on considère une maison de superficie moyenne, pour laquelle il faudra compter une prime annuelle d’environ 250 €, les différences de tarif ne doivent pas excéder 10 à 20 %.

Toutefois, là où il faut être attentif, c’est en cas de transformation de l’habitation. En effet, si on décide d’acheter une maison pour la rénover, l’agrandir ou la reconstruire, il est important de s’assurer que l’assurance incendie colle toujours à la réalité.

Les assurances complémentaires

Enfin, l’option de la souscription ou non d’assurances complémentaires dépend du statut de l’emprunteur. En effet, si ce dernier est un fonctionnaire, alors il ne sera pas forcément intéressé par une assurance revenue garanti ou un capital en cas de maladie du fait que son statut le couvre déjà suffisamment pour ces matières. Par contre, cela va intéresser fortement un indépendant en cas d’incapacité de travail.

Vérifier les clauses et options souvent négligées

Au-delà des garanties classiques, il est essentiel d’examiner précisément le contrat d’assurance : les modalités de franchise, le délai de carence avant prise en charge, les exclusions, les plafonds de remboursement et les règles d’indexation. Un seul libellé ambigu peut entraîner une limitation de l’assiette indemnisable ou activer une subrogation qui réduit l’indemnité réelle versée à l’emprunteur. Pensez à contrôler le mode de calcul du taux de couverture, la présence de coassurance entre assureurs et la possibilité d’un avenant autorisant des modifications lors de travaux, d’une mutation professionnelle ou d’une modification du montant emprunté. La clause relative aux rentes, aux indemnités journalières et à la reconnaissance de l’invalidité ou de la perte d’autonomie conditionne l’efficacité de la protection sur le long terme. En cas de sinistre, la procédure d’expertise, les délais de préavis et la protection juridique incluse peuvent impacter fortement le règlement du dossier. franchise, délai de carence et exclusions doivent être clairement chiffrés et comparés pour éviter les mauvaises surprises au moment de l’ouverture d’un sinistre.

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Côté pratique, conservez une copie datée de l’ensemble des avenants et demandez systématiquement une simulation chiffrée sur la durée totale du prêt : primes cumulées, majorations possibles, scénarios d’indexation et plafond applicable en cas de consolidation d’un dommage. Si votre situation professionnelle évolue ou si vous entreprenez des travaux, sollicitez une renégociation et une réévaluation de la couverture — la coassurance, les clauses de rentes et la garantie perte d’emploi peuvent alors être ajustées. N’hésitez pas à faire réaliser une expertise indépendante si le capital en jeu est élevé et à vérifier l’existence d’une clause de révision annuelle. Utilisez des outils de comparaison et des audits de couverture pour quantifier les écarts de protection ; des fiches pratiques et des simulateurs dédiés sont disponibles, à retrouver sur www.lot-immobilier.fr. Un suivi régulier de votre dossier permet d’anticiper les évolutions réglementaires, d’optimiser le rapport prime/prestation et d’adapter la stratégie patrimoniale en conséquence.